une lueur d’humanité

Les dix jours qui suivent se ressembleront dans la douleur. Chaque mouvement est une souffrance. Je ne peux toujours pas m’asseoir. Mes passages aux toilettes sont des épreuves. Je souffre atrocement. Je pleure sans arrêt. 

Ma fille me réclame, elle veut manger. J’ai très peu d’intérêt pour elle. Tout ce que je veux c’est que cette douleur s’arrête. 

Mes parents viennent me voir. Personne ne comprend pourquoi j’ai aussi mal. 

 

Le 10 eme jour je me rends à l’hôpital pour enlever les points de suture. On me dit, qu’il faut aller à un centre de proximité. Je me rends donc a la polyclinique et la on me dit qu’on ne le fait pas. Je fais ainsi deux clinique, et toujours la même réponse. Je me rends chez la gynéco d’Hussein dey. Elle me dit de revenir l’après midi. Au total nous aurons fait le tour d’Alger pour un truc qui doit prend 5 minutes. Au hasard nous allons voir une gynéco que nous connaissons, elle m’ausculte et me dit qu’il y a infection, que la plaie d’episio est ouverte. Elle refuse de me toucher. Je vais d’urgence dans une clinique privée car je ne veux absolument plus retourner à l’hôpital. 

Nous allons à la clinique Djazzia, la sage femme qui me voit me dit que je vais avoir une septicémie et que je risque de mourir (sympa !). 

Je n’en peux plus, j’ai mal, je pleure. Je décidé de rentrer à la maison et advienne que pourra. 

Ma sœur contacte des gens qu’elle connaît et on m’oriente vers la clinque shahrazede à cheraga. Cette clinique on m’en a déjà parlé, une amie et son bébé ont failli y mourir par négligence. 

Il fait 40 degrés en ce mois de juillet, nous nous dirigeons vers cheraga et je ne cesse de pleurer de fatigue, de lassitude. 

Je rencontre le docteur BAHAMIDA. Ça sera le seul médecin dont je cite le nom tant je lui suis reconnaissante. C’est le seul médecin humain que j’ai rencontré depuis le début de ma grossesse. Il a été extrêmement gentil, patient, rassurant. Il m’a examinée, nettoyé la plaie, enlevé les points infectés. Il nous a même fait un dessin pour nous expliquer la situation. Il nous a expliqué quoi faire, nous a rassuré et m’a demandé de revenir le lendemain.  A ce médecin, je voudrais dire MERCI. 

Je passe ainsi quelques jours à souffrir, je vois Docteur Bahamida tous les deux jours, mon mari m’aide et me soutient énormément. Et mon bébé dans tout ça ? Je commence à m’habituer à elle-même si je suis trop prise dans mes problèmes pour réellement penser à elle.      

 


3 commentaires

  1. mina dit :

    je suis toute a fait d’accord avec toi sur la gentiéllesse du docteur don tu a sité le nom . c le seul médecin qui ne dramatise pas meme dans les situation les plus grave il ma suivi durant ma 2em grossesse franchement ma 2ém césarienne est réussi ,la plait c trés bien cécatriser .

  2. karima dit :

    ça va faire bientôt une année que vous avez eu votre petite fille, j’espère que toutes les deux allez bien, je suis tombée sur votre récit par le plus grand des hasard. en fait je commence à peine mon stage de gynécologie en tant qu’interne, et je me retrouve projetée devant l’atroce souffrance de ces femmes qui accouchent, désarmée. à Tizi les condition ne sont pas aussi dramatiques…enfin…il n’y a pas de déplacement à faire, tout les examens d’urgences sont sur place. et puis les femmes en travail ont des lis, mais ça ne change pas grand chose aux supplices de l’accouchement. jusque là (et ce n’est que mon 5ème jour) les malades ne sont pas relâchées sans un minimum d’examens, du moins je l’espère. reste que moi même je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas un minimum de prise en charge de la douleur, ne serait ce que psychologique. au service nous avons deux psychologues, mais c’est insuffisant vu le grand nombre de malades. ce problème n’est pas valable uniquement en obstétrique, c’est le cas de quasiment toutes les spécialités, les médecins souvent n’y peuvent rien, et deviennent désagréables, ceux qui décident des moyens mis en place ne voient jamais les patients. à mon niveau je suis impuissante, et c’est frustrant et déprimant à la fois. beaucoup de médecins sont découragés face à tant de malades et si peu de moyens. certains tiennent bon, d’autres deviennent antipathiques, et méprisants envers tout le monde y compris les patients. vous avez surement eu l’occasion d’en croiser le long de votre périple, moi je dois travailler avec et supporter ce mépris tout les jours…mais bon je tient le coup et j’espère pouvoir aider ceux qui en ont le plus besoin, à savoir les patient.

    amicalement

  3. halla benyahia dit :

    j’ai accouhé ya 2semines chez le dr bahamida et je garde un trrrrès bon souvenir de mon accouchement!!!….humain!!!!

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