beni messous ou pas beni messous…la est la question…

 

plusieurs expeditions furent tentées a beni messous afin d’arriver a trouver un medecin, une infirmiere, une femme de menage, un chien….qui prendrait moncas en charge. mon mari avait meme pris rendez vous avec la secretaire du grand professeur mais le lendemain elle ne se rappelait deja plus du cas.

 j’ai finalement pu approcher une chirurgienne aux urgences qui m’a demandé de revenir la semaine d’apres pour lui laisser le temps de consulter d’autres confreres. la semaine d’apres, elle etait absente car sa mere etait hospitalisée…a ain naadja (hopital militaire reservée aux militaires….et a l’elite…). mais.pourquoi pas beni messous? bref, le rendez vous est repoussé..et nous aussi repoussés comme des lepreux par un receptionniste moustachu et agressif.

alors que j’avais rendez vous le 17 decembre chez le chirurgien a beni messous, je n’y suis pas allée a cause de mon autre operation surprise.

maintenant je suis fatiguée des hopitaux des medecins, des operations, des feuilles maladies et des douleurs. je n’ai plus vraiment envie d’y aller meme si je sais que je n’ai pas le choix. je ne peux pas vivre comme ça toute ma vie…

alors je m’accorde quelques semaines de repis…histoire de ne plus voir de medecin ou d’hopital, histoire de vivre normalement…

meme si je devrais bien retourner a beni messous parceque c’est la que tout a commencé, je me dis que peut etre, un miracle arrivera et que tout rentrera dans l’ordre inchallah.

l’espoir fait vivre….


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bon point pour hadjout

 11 decembre 2008

On dit que le sort s’acharne toujours sur les memes personnes et si je n’etais pas musulmane (donc soumise a la voonté d’allah), je le croirais volontiers.

En weekend chez ma mere, un vendredi, je fus prise d’horrible crampes au ventre. Au dispensaire, on me donne des calmants mais rien n’y fait. On se dirige donc vers l’hopital de hadjout et la le verdict tombe : cholécystite ; en clair vesicule billiaire enflée et avec des cailloux :il faut operer.

Le chirurgien qui prend mon cas en charge, le docteur AZZ. M’hospitalise pour une semaine de traitement, et je fait operer deux semaines apres.

Aujourdhui ça va beaucoup mieux et je recommence a vivre.

Si je mentionne ceci dans mon blog c’est pour souligner, une fois n’est pas coutume, la qualité de service au niveau de l’hopital de hadjout, du moins en chirurgie femme.

Chef de service serieuse et travaillant avec son cœur (expression algerienne!), personnel respectueux, infirmieres competentes et gentilles, femmes de menages faisant bien plus que leur travail…bref, un modele dont devrais s’inspirer les « grands » hopitaux algerois.

Durant mon sejour, de deux semaines, les draps ont été changé regulierement, le nettoyage fait a fond et a la javel (meme sous les lits !), les repas etaient bons, personne ne m’a crié dessus (miracle)

 J’ai meme eu tous les papiers et certifs sans courir…

Les medecins eux-mêmes, reputés, innaprochables a alger(c’est a peine si l’assistante de l’assistante du medecin vous jettera un regard), et bien les medecins a hadjout sont humains. Je dirais un grand merci au docteur AZZ qui s’est vraiment montré gentil et comprehensif…et competent.

Toutes ces choses peuvent paraitre banales mais en algerie, elles ne le sont pas…et je sais de quoi je parle. Hadjout est une petite ville « rurale » mais qui n’a vraiment rien a envier a la capitale.

Donc bravo a l’hopital de hadjout et bravo a toute l’equipe du service chirurgie femme et un grand merci pour m’avoir redonné confiance (un peu) en la medecine algerienne.

retour à la case depart

Deux ou trois jours après, je me sens déjà mieux. Grace aux conseils du docteur Bahamida, la plaie est moins infectée, j’ai moins mal ; mais je découvre que des selles s’échappent de la plaie. J’en parle au docteur qui me dit qu’il soupçonnait cela et qu’il n’avait pas voulu m’alarmer avant d’être sur. 

A partir de ce moment, commence la deuxième partie de l’aventure dont la fin, je vous l’avoue, n’est toujours pas connue. 

Le docteur m’oriente vers sa collègue, professeur en gastro-entérologie, dans la même clinique. Celle-ci me confirme la présence d’une fistule recto vaginale. En terrien, ce la veut dire que l’épisiotomie a été mal faite. Quand on a incisé, on a touché le rectum. Du coup, je me retrouve avec une communication entre le rectum et la plaie d’épisiotomie. 

On me demande de repartir  à beni messous parce que médicalement c’est à eux de reprendre leurs erreurs médicales. Je pleure mais je n’ai pas le choix. A beni messous, on me demande une rectoscopie que je fais et on me dirige vers la chirurgie. Personne ne veut reconnaitre la responsabilité de l’hôpital dans ce qui m’arrive. Le chef de service affirme même : c’est normal, elle n’a rien du tout. Mon mari et ma sœur font un tapage, j’entends leurs cris de la voiture. Finalement le professeur du service gynécologie, intrigués par les cris sortira par hasard de son bureau. Il demande à me voir et me programme le surlendemain. Il veut reprendre la plaie d’episio, pour la fistule on verra plus tard. 

Mercredi 9 juillet, morte de peur, j’arrive à l’hôpital à 8heures du matin comme on me l’a demandé.  Aucun employé n’arrive avant 9 heures. Ça prend une demi heure pour expliquer ce que je viens faire. Finalement on me donne des papiers à remplir et on me demande de patienter dans une pièce. Les opérations ne commencent pas avant 11 heures parce que ils n’y a plus de draps stériles. On vient enfin me chercher, on me demande de me déshabiller et de me couvrir avec un drap tout déchiré. La salle d’opération me rassure un peu car c’est la seule pièce propre et moderne que j’ai vu a l’hôpital. L’anesthésiste essaye a 3 reprise de pratiquer une péridurale mais n’y arrive pas. J’insiste pour avoir une anesthésie générale car je ne veux rien voir ni entendre. 

A mon réveil, je suis nue sur une table au milieu d’un couloir, personne ne vient me voir avant une heure au moins. La première personne que je vois en sortant du bloc c’est mon mari. Comme pour mon accouchement ; il a tenu sa promesse. On m’installe dans une chambre. Le professeur me donne la consigne de ne rien manger de solide. L’infermière de garde est très gentille mais complètement débordée car elle doit surveiller deux étages à cause d’une absence. La femme qui partage ma chambre est la pour un fibrome, on parle un peu, on échange nos souffrances. Elle est pauvre mais amoureuse. Elle rêve d’avoir un enfant. Je relativise un peu. Je rêve de voir ma fille. Je sors au bout de 24 heures après avoir longuement insisté pour quitter l’hôpital. 

Je passerais les 10 jours qui suivront chez ma mère, mon mari prend un congé et ne me quitte pas. Je ne mange rien d’épais ou de solide pendant 10 jours. Je me nourris de tisane et de bouillon.  Je suis faible. J’ai perdu 15 kilos depuis mon accouchement. Mais je me sens mieux. Un médecin m’enlève les points de suture. La fistule est toujours la, mais je dois apprendre à vivre avec. 

Je retourne voir le professeur à beni messous, il a déjà oublié mon cas et me parle a peine. Il me demande de revenir dans 3 mois. 

 

Nous sommes le 22 juillet, ma fille a un mois. J’apprends enfin à la connaître. Je ne la quitte plus. J’espère juste qu’elle m’aimera. 

 

Je passe les deux mois qui me restent de mon congé maternité à gâter ma fille.  Elle devient le centre de ma vie. Je veux lui éviter toutes les souffrances. Elle me le rend bien. C’est une petite fille adorable qui rit tout le temps et qui me surprend tous les jours. 

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